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Afrique

Face aux Conflits en Afrique, les dirigeants africains pour une solution africaine

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Le président chinois Xi Jinping et 50 pays africains ont appelé à la résolution par les Africains des conflits en Afrique, dans la déclaration finale samedi soir du deuxième sommet Chine-Afrique, dénonçant à mots couverts les ingérences étrangères.

La Chine et l'Afrique sont "déterminées à trouver des solutions pacifiques aux conflits (...) et la Chine soutient l'Afrique dans ses efforts pour trouver des solutions africaines aux problèmes africains", selon la déclaration du sommet Chine-Afrique de Johannesburg.

Le président hôte du sommet, le Sud-Africain Jacob Zuma, a aussi salué "le soutien fort et sans ambiguïté" de son homologue chinois Xi Jinping vis-à-vis de "la position de l'Union africaine" (UA) en matière de sécurité.

Pour l'UA, "l'Afrique doit mener tous les efforts de paix, et les solutions aux problèmes africains doivent venir d'Afrique", a ajouté M. Zuma.

Vendredi, à l'ouverture du sommet de deux jours, M. Xi avait promis "une aide sans contrepartie" de 60 millions de dollars à l'UA notamment pour ses opérations de maintien de la paix.

L'Afrique accueillait pour la première fois le sommet Chine-Afrique, dont la première édition qui remonte à 2006 s'était tenue à Pékin. Preuve de l'importance de ce rendez-vous, 48 dirigeants avaient fait le déplacement à Johannesburg, selon le gouvernement sud-africain.

Ce sommet "historique (...) a propulsé les relations sino-africaines à leur niveau le plus haut", a estimé M. Zuma, en référence à l'engagement pris vendredi par Pékin d'octroyer 60 milliards de dollars de prêts et d'aide au continent africain sur une période de trois ans.

"La relation entre l'Afrique et la Chine n'est pas nouvelle. C'est une relation de longue date basée sur une histoire de solidarité quand nous combattions le colonialisme et l'apartheid", a-t-il expliqué.

Le partenariat sino-africain "bénéficie" aux deux parties, a affirmé de son côté le président kényan Uhuru Kenyatta, reprenant la position largement partagée par les pays africains.

"Il y a cette rhétorique erronée selon laquelle la Chine est uniquement intéressée par les ressources naturelles" de l'Afrique, a-t-il ajouté sur la chaîne sud-africaine SABC. "Que faisaient les colonisateurs ? Ils pillaient (...). Et voici la Chine qui travaille avec nous pour sortir les pays de la pauvreté. Ce n'est pas un colonisateur, c'est un partenaire", a-t-il estimé à Johannesburg.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, également présent au sommet, a aussi qualifié d'"inepties" les accusations selon lesquelles la Chine exploiterait l'Afrique. "La Chine n'a jamais colonisé l'Afrique ou quiconque. C'est eux (l'Ouest) qui ont pillé l'Afrique et ils continuent à le faire", a-t-il ajouté sur CCTV, estimant que "la Chine proposait un partenariat gagnant-gagnant pour l'Afrique".

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Antonio Guterres : « la région du Sahel va de mal en pis »

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Le secrétaire général des Nations unies s’est exprimé sur les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Alors que Bamako les considère comme des mercenaires, Antonio Guterres dément. Le chef de l’ONU avoue également que la situation dans le Sahel est aujourd’hui très difficile.

« Non. Ce ne sont pas des mercenaires. C’est évident. Et je fais appel aux autorités maliennes pour que ce problème puisse se résoudre », a le déclaré le parton de l’ONU dans un entretien avec RFI et France 24.

Il faut résoudre ce problème, ajoute-t-il, indiquant que la situation dans le Sahel est aujourd’hui très difficile.

« Nous avons des groupes terroristes qui sont partout. Nous avons des changements climatiques qui ont un impact dévastateur, nous avons des problèmes de gouvernance, comme vous le savez, et nous avons une situation économique terrible. C’est pour cela que nous avons constitué, sous l’égide de l’ancien président [Mahamadou] Issoufou, une équipe qui puisse proposer, à la communauté internationale, une nouvelle stratégie pour le Sahel, parce que ce qu’on fait maintenant ne suffit pas. C’est-à-dire qu’il faut reconnaître notre faillite collective et il faut trouver une autre approche parce que cette région va de mal en pis », dit-il.

Par Guinee28

 

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A LA UNE

Sénégal: les députés élisent Amadou Mame Diop au perchoir dans une ambiance chaotique

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Une rentrée parlementaire houleuse ce lundi pour les députés élus le 31 juillet dernier. Les parlementaires, convoqués ce lundi matin, ont élu le président de l’Assemblée après plusieurs heures de retard et dans une ambiance chaotique. Il s’agit d’Amadou Mame Diop, issu de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakaar.

« Je serai votre président. Le président de tous les députés. Ensemble pour relever les défis d’une assemblée constructive… »

Amadou Mame Diop, de la majorité Benno Bokk Yaakaar, a obtenu 83 voix sur 84 votants. Le député-maire de Richard-Toll a été élu à l’issue d’un scrutin boycotté par l’opposition, dans une atmosphère de grande confusion : après plusieurs heures de débats, d’invectives, de cris et de bagarres, les gendarmes sont intervenus dans l’hémicycle.

Deux points étaient à l’origine des blocages. D'abord le cas des députés qui sont également ministres : pour l’opposition, c’est une incompatibilité, ils auraient dû démissionner. Ensuite, il y a une divergence sur les bulletins de vote pour le poste à la présidence de l'Assemblée.

Pas de candidat unique pour l'opposition

L'opposition, de son côté, n'avait pas réussi à s'entendre sur un candidat unique. Les leaders de la coalition Yewwi Askan Wi avait finalement choisi Barthelemy Dias, maire de Dakar comme candidat. Mais le maire de Guediawaye, Ahmed Aidara, du même camp, était aussi sur les rangs. Enfin, Wallu Senegal avait choisi Mamadou Lamine Thiam.

Mamadou Lamine Diallo, membre de Wallu, regrette cette absence de consensus. « C’était mon option dès le départ, bien que la question n’était pas simple. Dans nos anticipations, on n’avait pas discuté de cela auparavant. Malheureusement on est dans une situation un peu serrée, imprévue. A partir de ce moment-là, les concertations n’ont pas été suffisantes. » Malgré cela, « la majorité mécanique », c’est fini, ajoute le député après les débats tendus de lundi. « C’est normal que l’opposition marque son camp ».

Dans la majorité, la candidature d’Amadou Mame Diop annoncée lundi matin a été une surprise. Aminata Touré, tête de liste nationale Benno Bokk Yaakaar pour les législatives et pressentie pour le poste, avait quitté l’hémicycle avant la procédure de vote. Amadou Mame Diop succède donc à Moustapha Niasse au perchoir.

Lors des élections législatives, le camp présidentiel avait emporté de justesse une majorité absolue de 83 députés, grâce au ralliement de Pape Diop. L’opposition des coalitions Yewwi Askan Wi et Wallu Sénégal avait obtenu au total 80 sièges.

RFI

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A LA UNE

Mali : libération de trois soldates parmi les 49 militaires ivoiriens détenus

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Trois femmes qui font partie du groupe de 49 militaires ivoiriens arrêtés au Mali, le 10 juillet dernier, auraient été libérées. Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, en a fait l'annonce samedi soir lors d'un point presse. Un dossier dans lequel le Togo joue les médiateurs entre Bamako et Abidjan.

L'annonce officielle a été faite à Lomé, au Togo, samedi soir, lors d'une conférence au cours de laquelle les trois drapeaux ceux du Togo, du Mali et de la Côte d'Ivoire étaient visibles sur les pupitres. Le point de presse, très bref, s'est fait en présence du ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop. C’est Fidel Sarassoro, directeur de cabinet du chef de l’Etat ivoirien qui a été le premier à prendre la parole.

« Quarante-neuf soldats ivoiriens ont été interpellés le 10 juillet 2022 à l’aéroport de Bamako au motif que leur arrivée sur le sol malien n’avait pas fait l’objet de notification ni d’autorisation préalables. La République de Côte d’Ivoire déplore que des manquements et des incompréhensions aient été à l’origine de cet événement fortement regrettable. La République de Côte d’Ivoire, soucieuse de maintenir des relations de bon voisinage avec le Mali, s’engage à respecter les procédures des Nations unies, ainsi que les nouvelles règles et dispositions maliennes édictées relatives au déploiement des forces militaires au Mali. »

Puis c’est le tour du ministre togolais des affaires étrangères, Robert Doussey de faire l'annonce, rapporte notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé. « Le président de la République togolaise se réjouit que le président Assimi Goïta ait accepté de libérer, dans un geste humanitaire, trois prisonniers sur les 49. Donc trois soldats ivoiriens sont libérés et les discussions sont en cours. »

Les trois soldates accompagnées du chef d’Etat-major des forces armées ivoiriennes ont regagné Abidjan dès samedi soir en attendant la libération des 46 autres soldats. Cette libération a pourtant failli échouer au dernier moment. Les autorités maliennes n'ont pas voulu dans un premier temps qu'elles quittent le Mali en tenues militaires. C’était une fin de non-recevoir mais finalement tout est entré dans l'ordre.

Principal médiateur dans le dossier, le président Faure Gnassingbé a marché sur des œufs tout au long des pourparlers en faisant la place à d'autres intervenants dans l'affaire, comme l'Algérie, le Maroc, la Cédéao et d'après nos informations même la Guinée. « Il fallait trouver aussi une clé juridique au dossier », reconnaît une source judiciaire. Sur ce point, dans un communiqué, le procureur de la République a affirmé que le juge d'instruction, après avis du parquet, a accepté la remise en liberté des trois femmes.

Reste donc en détention les 46 autres militaires, tous des hommes. Le Mali les accuse d'être des « mercenaires ». Abidjan, qui demande leur libération, assure de son côté qu'ils étaient en mission pour l'ONU, dans le cadre d'opérations de soutien logistique à la Minusma.

RFI

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