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International

États-Unis : un étudiant égyptien va être expulsé après avoir menacé de tuer Donald Trump

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Étudiant dans une école américaine de pilotage, Emadeldin Elsayed a été arrêté le 12 février par des agents fédéraux en Californie. Les autorités de la sécurité intérieure lui reprochent d'avoir menacé de mort Donald Trump sur les réseaux sociaux.

« J’ai envie de tuer Donald Trump et d’être condamné à la prison à vie. Le monde entier me remercierait de l’avoir fait ». Voilà ce qu’ Emadeldin Elsayed a écrit sur sa page Facebook, selon les déclarations de son avocat, Hani Bushra. Pour l’instant les autorités ne l’ont pas inculpé mais un juge de l’immigration a ordonné en début de semaine qu’il soit expulsé car son école de pilotage ayant annulé son inscription, son visa d’étudiant n’est plus valide.

Le juge, selon les documents obtenus par l’AFP, a également refusé de remettre le jeune en liberté sous caution, parce que le bureau du procureur a estimé qu’il y avait risque de fuite.

Mauvais discernement

M.Bushra a reconnu auprès de l’AFP que son client avait fait preuve de mauvais discernement en postant son message mais qu’il n’avait nullement l’intention de porter atteinte à Donald Trump, et qu’il regrettait son geste.

C’est juste un gamin qui a fait quelque chose de stupide

L’avocat a d’autre part précisé que le texte posté sur Facebook accompagnait un article évoquant le discours anti-musulmans du candidat républicain. « Le commentaire de l’étudiant s’inscrit dans une rhétorique indignée similaire à la rhétorique qui est peut-être utilisée par M. Donald Trump lui-même lorsqu’il dit on va tuer les proches de terroristes, leurs enfants et leurs femmes », a-t-il poursuivi. « Je pense que ce n’est pas concrètement ce qu’il voulait dire, et mon client ne pensait pas non plus ce qu’il disait », a-t-il conclu.

Selon lui, une audience d’expulsion était prévue vendredi. Son client, a-t-il souligné, veut simplement avoir la possibilité de régler ses affaires avant de partir. Il était arrivé aux États-Unis en septembre 2015.

Par AFP

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A LA UNE

Guerre en Ukraine : l’ONU redoute un « ouragan de famines »

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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est un homme qui s’exprime généralement avec modération, en évitant le catastrophisme. Mais lorsqu’il a pris la parole, lundi 14 mars au soir, il n'a pu cacher son inquiétude. Le Portugais craint, par effet en chaîne de la guerre en Ukraine, un "effondrement du système alimentaire mondial", en d'autres termes "un ouragan de famines" dans de nombreux pays.

La raison est simple : à elles deux, l’Ukraine et la Russie représentent un bon tiers des exportations de céréales dans le monde. Dans le lot, du maïs, du blé, du tournesol, de l’orge. L’Ukraine avait d’ailleurs la réputation d’être le "grenier à blé" de l’Union soviétique.

Le déclenchement de la guerre déstabilise donc tout le marché mondial, pour plusieurs raisons. L’Ukraine ne peut plus exporter, puisque ses ports de la mer Noire sont bloqués. La récolte de cette année n’aura sans doute pas lieu. Et les sanctions prises contre la Russie vont perturber également les exportations russes. Résultat : non seulement, certains pays importateurs vont manquer de céréales, mais surtout les prix vont flamber. Dans plusieurs pays, les prix du pain ou de la farine ont déjà augmenté.

26 pays dépendent du blé russe ou ukrainien

Certains pays d’Afrique ou du Proche-orient sont particulièrement concernés.  En Afrique d’abord, des pays comme le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, dépendent très directement du blé russe ou ukrainien. La Mauritanie est elle dépendante à 100%. Toute cette région d’Afrique située près de la bande du Sahel est concernée, cela représente 19 pays au total.

La deuxième région du monde la plus touchée est le pourtour sud et est du bassin méditerranéen. En Turquie plus de 80% du blé importé provient de Russie ou d’Ukraine. Le pays est déjà confronté à une inflation galopante. Le Liban est dans la même situation, une catastrophe pour un Etat dont l’économie est devenue exsangue. De plus, l'approvisionnement de l’Egypte, plus gros importateur mondial de blé, dépend à 80% des deux pays en conflit. Le coût du pain a déjà fortement augmenté.

La Libye, la Tunisie, l’Algérie souffrent également. Si les prix continuent de grimper, les Nations Unies craignent, non seulement la multiplication des zones de famines, mais aussi le développement d’émeutes de la faim dans de nombreux pays.

Une situation aggravée par le climat

Une situation d'autant plus grave qu'elle s'inscrit dans un contexte déjà défavorable en raison du réchauffement climatique. Rien qu’en Afrique, 26 millions de personnes sont en situation d’urgence alimentaire, selon les estimations de l’ONU.

Les mauvaises conditions climatiques, combinées aux conflits dans les pays du Sahel, ont provoqué des baisses très fortes des récoltes, au Niger, au Mali, au Burkina.

La seule solution est de recourir à d’autres fournisseurs comme le Brésil et les Etats-Unis. Un recours qui soulève d'autres questions notamment concernant le respect des normes environnementales dans certains de ces pays comme le Brésil.

Par Francetvinfo.fr

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A LA UNE

La Russie envahit l’Ukraine: ce qu’il faut savoir

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Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le début d’une « opération militaire » en Ukraine. Des explosions ont été entendues dans les grandes villes du pays, dont la capitale, Kiev. Voici ce qu'il faut savoir.

Une déclaration surprise. C’est dans la nuit de mercredi à jeudi, peu avant 4 heures du matin, heures de Paris (5 heures à Kiev, 6 heures à Moscou) que le président russe, Vladimir Poutine , a annoncé jeudi le début d’une « opération militaire » en Ukraine. Une déclaration surprise à la télévision, dans laquelle il a appelé les militaires adverses « à déposer les armes ». Le maître du Kremlin a justifié cette opération par la nécessité, selon lui, de défendre les séparatistes de l’est de l’Ukraine, malgré les sanctions de l’Occident. « Nous nous efforcerons d’arriver à une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine. » Quelques heures auparavant, le Kremlin avait déclaré que les responsables des « républiques » séparatistes prorusses autoproclamées avaient demandé l’« aide » de la Russie pour « repousser l’agression » ukrainienne.

Explosions à Kiev et dans les grandes villes. Peu après cette déclaration surprise, une série d’explosions ont été entendues à Kiev, la capitale ukrainienne. Des sirènes d’alerte aérienne y ont retenti, ainsi qu’à Lviv, une grande ville de l’ouest du pays où les États-Unis et d’autres pays ont déplacé leurs ambassades. Des explosions ont également été rapportées à Kramatorsk, à l’est, qui abrite le quartier-général de l’armée ukrainienne, à Kharkiv, la deuxième ville du pays, et à Odessa, sur le mer Noire. La Russie revendique la destruction de bases aériennes et de la défense anti-aérienne ukrainienne. Kiev, de son côté, affirmé avoir abattu cinq avions et un hélicoptère russes.

Une invasion terrestre, un premier mort. Selon les gardes-frontières ukrainiens, les forces-terrestres russes sont entrées en Ukraine. Peu après, vers 8h30 heure de Paris jeudi matin, ils ont annoncé un premier mort.

La loi martiale proclamée en Ukraine. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi dans une adresse à la nation et a proclamé la loi martiale dans tout le pays. « Pas de panique », « nous allons vaincre », a-t-il assuré à son peuple. Selon lui, le monde doit créer « une coalition anti-Poutine » pour « contraindre la Russie à la paix ». Son ministre des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a dénoncé une « invasion de grande ampleur » par la Russie. Dans un communiqué, le ministère estime que cette opération vise à « détruire l’état ukrainien, s’emparer de son territoire par la force et établir une occupation ». La veille, l’Ukraine avait commencé la mobilisation d’une quarantaine de milliers de ses réservistes. L’état d’urgence avait été voté.

Les réactions internationales.

Le président américain, Joe Biden, a dénoncé une « attaque injustifiée » qui provoquera « des souffrances et pertes de vies humaines » et a promis que « le monde exigera des comptes à la Russie ». Il s’est entretenu tôt jeudi avec son homologue ukrainien en lui promettant son soutien.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a fustigé une « attaque téméraire et non provoquée ». Une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’Otan a été décidée jeudi matin.

Pour Boris Johnson, le Premier ministre britannique, Vladimir Poutine « a choisi la voie de l’effusion de sang et de la destruction en lançant cette attaque non provoquée ».

Pour le chancelier allemand, Olaf Scholz, c’est une « violation éclatante » du droit international.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est engagée à demander à Moscou de « rendre des comptes ».

Condamnation française. « La France condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine », a réagi le président Emmanuel Macron jeudi. Il a appelé Moscou à « mettre immédiatement fin à ses opérations militaires ».« La France est solidaire de l’Ukraine, a-t-il ajouté dans deux tweets. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre. »

Avec AFP

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A LA UNE

Insolite : un Kényan retrouvé vivant dans la section des roues d’un avion à Amsterdam

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La police néerlandaise a déclaré avoir trouvé un passager clandestin dans la section des roues d'un avion qui a atterri à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam en provenance d'Afrique du Sud.

Conscient et capable de communiquer, cet homme de 22 ans originaire du Kenya, reçoit actuellement un traitement médical à l'hôpital.

Les vols entre Johannesburg et Amsterdam durent environ 11 heures. L'avion-cargo aurait fait une seule escale, à Nairobi, au Kenya.

Il est très rare que les passagers clandestins de vols long courrier survivent, en raison des températures extrêmement froides et du manque d'oxygène à haute altitude.

Un porte-parole de la police militaire néerlandaise a déclaré à la BBC : "On s'attend à ce qu'il demande l'asile aux Pays-Bas, mais son traitement médical est la priorité pour le moment".

"L'homme a été retrouvé vivant dans la section de la roue avant de l'avion et a été emmené à l'hôpital dans un état stable", a déclaré à l'agence de presse AFP Joanna Helmonds, porte-parole de la police militaire royale néerlandaise.

"Il est tout à fait remarquable que l'homme soit encore en vie", a-t-elle ajouté.

Selon le radiodiffuseur néerlandais NOS, la température corporelle de l'homme a augmenté sur les lieux et, à l'arrivée d'une ambulance, il était capable de répondre à des questions de base.

Un porte-parole du transporteur de fret Cargolux a confirmé à Reuters que le passager clandestin se trouvait sur un vol exploité par Cargolux Italia.

Selon les données de vol, le seul vol de fret de Cargolux reliant Johannesburg à Schiphol dimanche a également fait une escale à Nairobi. On ne sait pas si l'homme est monté à bord de l'avion en Afrique du Sud ou au Kenya.

Au cours des cinq dernières années, sept passagers clandestins ont été découverts dans des avions aux Pays-Bas, dont seulement deux étaient vivants.

BBC

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