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Des migrants regroupés sur le port de Tripoli (Libye) le 13 avril 2017 après le naufrage de leur bateau. © AFP/MAHMUD TURKIA

Esclavage en Libye: l’UA fait le point sur les rapatriements de migrants

La situation des migrants et réfugiés africains en Libye a été évoquée vendredi 26 janvier au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Deux mois après le sommet UE-UA d’Abidjan, la commissaire aux Affaires sociales de l’organisation panafricaine, la Soudanaise Amira el-Fadil, a fait le point sur les rapatriements : 12 708 personnes ont regagné leur pays. Mais il reste encore beaucoup de travail.

Ils sont autour de 700 000 migrants africains en Libye. Les deux tiers sont arrivés légalement selon Amira El-Fadil. « La majorité était en Libye avant 2011, avant la chute du régime de Mouammar Kadhafi et la révolution. Ce sont des migrants légaux qui ont travaillé en Libye. »

Le reste, environ 200 000 personnes, sont des migrants arrivés de façon illégale, originaires de 30 pays du continent et victimes de réseaux criminels. Un peu plus de 12 700 sont rentrés depuis décembre.

L’objectif de l’Union africaine reste fixé entre 15 000 et 20 000 mais tous ne souhaitent pas quitter la Libye explique l’envoyée spéciale du président de la Commission de l’UA. « C’est un retour volontaire qui dépend de la volonté des migrants. Ils ont le droit de partir ou de rester en Libye (…) L’OIM estime que 30% de ces 700 000 migrants veulent rentrer dans leur pays d’origine de façon volontaire la majorité préfère rester et travailler en Libye. 30% des migrants clandestins veulent rejoindre l’Europe. Bien sûr, ces statistiques sont des estimations faites à partir des informations que nous avons pu récolter. Il est possible qu’elles ne soient pas exactes à 100%. Mais ceux qui sont dans des centres de détention veulent pour la plupart rejoindre l’Europe car ils pensent qu’ils auront une vie meilleure là-bas. Pour ces migrants, nous travaillons avec le HCR pour déterminer s’ils sont des réfugiés qui ont des raisons de ne pas vouloir retourner dans leur pays d’origine. Nous voyons avec le HCR s’il est possible de les réinstaller dans d’autres pays africains. Nous travaillons aussi avec nos partenaires européens pour en réinstaller un certain nombre en Europe. »

L’Union européenne travaille en effet avec son homologue africaine sur ce dossier. « On a déjà l’idée de voir ce qu’on peut faire après les 15 000, explique Ranieri Sabatucci, l’ambassadeur de l’UE auprès de l’UA. Voir s’il y en a d’autres qu’on peut aider à revenir, et si on peut essayer d’élargir pour voir si on peut utiliser ce modèle aussi pour d’autres questions liées à la migration en Libye et peut-être dans d’autres zones de crise. »

En attendant, l’Union africaine appelle les pays du sud de l’Europe à partager l’information afin de démanteler les réseaux de traite d’êtres humains.

Par RFI

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