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Politique

Elus locaux : Le pouvoir recommande la recomposition des 28 délégations spéciales sur la base des résultats du scrutin législatif

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Le gouvernement a recommandé au ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, de procéder à la recomposition des 28 délégations spéciales, sur la base des résultats du scrutin proportionnel des élections législatives du 28 septembre 2013.

En plus de cette recommandation, le gouvernement, dans un communiqué recommande l’application des accords trouvés lors du dernier dialogue politique, en attendant que les autres points d’achoppements trouvent un consensus entre le pouvoir et l’opposition. Voici l’intégralité du communiqué

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT
 
‘’Le processus de dialogue politique inter-guinéen a été lancé suite à l’audience accordée le mercredi 20 mai 2015, par Monsieur le Président de la République au Chef de file de l’opposition.

Suite aux instructions contenues dans la lettre de Monsieur le Président de la République en date du 25 mai 2015, un cadre de dialogue a été ouvert du 18 juin au 03 juillet 2015.
Etaient inscrits à l’ordre du jour dix (10) points :
1-  Fichier électoral ;
2-  Calendrier des élections communales et locales ;
3-  Délégations spéciales ;
4-  Débats sur la CENI : Compte-rendu des activités de la CENI et débats sur la réforme de la CENI ;
5-  Respect du principe constitutionnel de la neutralité de l’Administration publique ;
6- Identification et poursuites judiciaires des violences consécutives aux manifestations de l’opposition, relatives à l’organisation des élections législatives de 2013 ;
7-  Indemnisation des victimes des violences ;
8-  Manifestations non déclarées ;
9- Libération des personnes arrêtées et condamnées à la suite des manifestations de l’opposition de 2015 ;
10- Organe de suivi du dialogue politique.
A l’issue des travaux, des accords ont été trouvés autour de huit (08) points. Et, deux (02) points (les Délégations spéciales et la recomposition de la CENI) sont encore en discussions entre la majorité et l’opposition, avec l’appui des représentants du Gouvernement, de la communauté internationale et de la Société civile.
Pour garantir l’efficacité des mesures de transparence en vue de l’organisation de l’élection présidentielle du 11 octobre, le Gouvernement recommande l’application des mesures ayant fait objet d’entente entre les différentes parties, consignées dans le document d’étape paraphé le 3 juillet 2015.
 
Le Gouvernement recommande à la CENI :
-  Dans les meilleurs délais, la mise en place d’un Comité chargé du suivi de la consolidation du fichier et de la finalisation de la liste électorale. Conformément au document de l’Accord d’étape paraphé du 03 juillet, ce comité est composé comme suit :

  •  Deux (02) experts de la majorité présidentielle,
    §  Deux (02) experts de l’opposition,
    §  Deux (02) experts de la société civile.

Ce Comité est coordonné par un collège d’experts internationaux  (OIF, CEDEAO, Nations Unies, Union Européenne).
Ce Comité est chargé de :

  •  Veiller à ce que les opérations de consolidation du fichier et de la finalisation de la liste électorale se déroulent dans la transparence, conformément au chronogramme technique et au cadre légal ;
    §  Alerter les autorités compétentes pour tout problème de nature à compromettre le bon déroulement des opérations de consolidation du fichier et de la finalisation de la liste électorale ;
    § Procéder à l’évaluation du fichier consolidé et veiller au retrait de toutes les personnes indument enrôlées, notamment les mineurs ;
    § Contribuer à la recherche de solutions aux problèmes de nature à compromettre le bon déroulement des opérations de consolidation du fichier électoral et de la liste électorale.

-  En ce qui concerne le fonctionnement de la CENI elle-même, le Gouvernement recommande

  • La mise en place d’un cadre de concertation permanent entre la CENI et les différentes catégories d’acteurs du processus électoral, dans l’objectif de mieux partager l’information et de prévenir les conflits électoraux. Ce mécanisme de concertation est constitué comme suit :

Ø Deux (02) représentants de la majorité présidentielle ;
Ø Deux (02) représentants de l’opposition ;
Ø Deux (02) représentants de la société civile ;
Ø La CENI.
Le Gouvernement recommande au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, en collaboration avec les Départements concernés :
- à titre transitoire, et dans l’attente des élections locales et communales au 1er semestre, de procéder d’ores-et-déjà à la recomposition des 28 délégations spéciales sur la base des résultats du scrutin proportionnel des élections législatives du 28 septembre 2013 ; ceci n’excluant pas la mise en œuvre d’autres décisions similaires qui viendront d’un accord entre la majorité et l’opposition.
- de veiller à la désignation dans chacune des 342 collectivités locales de deux (02) superviseurs (01 pour la majorité, 01 pour l’opposition) qui seraient exclusivement chargés de veiller à la neutralité des Conseillers communaux dans la conduite du processus électoral ;
- de veiller au respect du principe de la neutralité de l’Administration publique ;
- d’assurer l’accès équitable des partis politiques et des candidats aux médias et espaces publics ;
- de veiller au respect des libertés et des droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression, la liberté d’assemblée et de mouvement dans les conditions de sécurité, du respect des règles en vigueur et de l’ordre public.
Le Gouvernement encourage les efforts en cours pour finaliser les deux points restants sur la CENI et une éventuelle recomposition d’autres conseils communaux.
Le Gouvernement de la République remercie les observateurs de la communauté internationale et de la société civile pour l’appui sans cesse renouvelé pour la promotion du dialogue politique dans notre pays.

Le Gouvernement sollicite leurs concours techniques et financiers pour la tenue d’élections présidentielles transparentes et apaisées.
Par la voix de Monsieur le Premier ministre, le Gouvernement renouvelle sa disponibilité de poursuivre le dialogue sur les points restants avec les partis politiques de la majorité et de l’opposition.’’
 
Conakry, le 04 août 2015 

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Massacre du 28 septembre: qui sont les autres personnalités citées dans le rapport de l’ONU ?

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En plus du capitaine Moussa Dadis Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du capitaine Claude Pivi, du colonel Abdoulaye Chérif Diaby…, plusieurs autres personnalités, militaires et civiles, sont aussi citées dans le rapport de l’ONU sur le massacre du 28 septembre 2009 en Guinée.

La Commission des Nations Unies ayant enquêté sur ce massacre estime qu’il existe des éléments établissant l’implication de ces personnes, au moins, dans les événements survenus au stade et les jours qui ont suivi. Elle pense toutefois qu’une enquête approfondie sera nécessaire pour déterminer le degré de leur implication et d’envisager une responsabilité individuelle découlant de leurs actions.

Au nombre de ces personnes, le rapport cite :

– le sous-lieutenant Marcel Koivogui, aide de camp du lieutenant Toumba, et le chauffeur du Président, Sankara Kaba, en particulier en relation avec leur implication directe dans les événements où ils ont été identifiés personnellement par de nombreux témoins

– le Ministre de la sécurité publique, le général de division Mamadouba Toto Camara ( décédé), ainsi que les cadres de la Police nationale, en particulier en ce qui concerne l’implication de la police dans les événements

– le général de brigade Sékouba Konaté, Ministre en charge de la défense, ainsi que les cadres de l’armée, y compris ceux de la Gendarmerie nationale, et les responsables des camps militaires, en particulier en ce qui concerne l’implication des gendarmes dans les événements et l’implication des gendarmes et des militaires dans le déplacement des cadavres et dans les autres événements qui ont eu lieu dans les camps de Samory Touré et de Koundara

– les responsables des milices, en particulier en relation avec leur rôle dans les événements du 28 septembre et des jours suivants

– Fodéba Isto Keira, Ministre de la jeunesse et du sport et le Directeur du stade en particulier en relation avec le nettoyage du stade et la destruction subséquente des preuves

– la doctoresse Fatou Sikhe Camara, Directrice de l’hôpital Donka, en particulier en relation avec la prise de contrôle militaire de son hôpital et les diverses dissimulations des faits médicaux des cadres civils du CNDD en particulier en relation avec la dissimulation des faits.

Par Guinee28

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A LA UNE

Dialogue inclusif : les principales coalitions politiques rejettent l’appel du premier ministre

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Les principales coalitions politiques guinéennes (ANAD,  FNDC politique,  CORED et RPG-Arc-en-ciel), ont à nouveau indiqué qu’elles ne prendront pas part au cadre de dialogue inclusif mis en place par le premier ministre, Bernard Gomou.

La décision a été prise ce lundi 3 octobre 2022, à l’issue d’une plénière tenue au QG de l’UFDG, à la Minière.

Dans une déclaration commune ayant sanctionné la rencontre, ces coalitions politiques  ont déploré le caractère ‘’ unilatéral’’ de la création de ce nouveau cadre de dialogue et sa ‘’subordination’’ au CNRD et au gouvernement, alors que ceux-ci sont parties prenantes, disent-elles.

Outre cela, elles ont estimé que le médiateur de la CEDEAO est plus figuratif qu’architecte capable de lever tous les obstacles, notamment les atteintes inadmissibles aux droits et libertés fondamentaux, pour rendre possible et fécond le dialogue nécessaire à une sortie réussie de la transition.

De fait, l’ANAD,  le FNDC politique,  la CORED, et RPG-Arc-en-ciel souhaitent que ce cadre de dialogue soit dirigé par le médiateur de la Cedeao en Guinée, Yayi Boni,  alors que le premier ministre a désigné trois femmes, Makalé Traoré, Hadja Aicha Bah et Mme Guilao Joséphine Léno, comme facilitatrices.

Par Mariam Bâ    

 

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A LA UNE

Massacre du 28 septembre en Guinée : ce que note le rapport onusien du colonel Abdoulaye Chérif Diaby

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Suite à l’ouverture du procès du massacre du 28 septembre, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie, pour la manifestation de la vérité. Cette fois-ci nous vous proposons le cas du colonel Abdoulaye Chérif Diaby, ministre de la santé à l’époque des faits.

Lisez :

    1. Le colonel Abdoulaye Chérif Diaby mérite d’être mentionné dans le présent rapport, en relation avec une éventuelle responsabilité pénale directe, voire aussi une responsabilité de commandement, compte tenu des faits décrits aux paragraphes 136 à 146 et 166 à 168 ci-dessus. La Commission constate qu’il existe des raisons suffisantes de croire que les traitements médicaux et l’accès aux soins ont été refusés aux victimes blessées, et qu’il a y eu de surcroît manipulation de la documentation médicale pour dissimuler l’origine des blessures et des décès. Par ailleurs, il est manifeste qu’une absence volontairement coordonnée des processus habituels de conservation des corps, associée à une prise de contrôle sur les morgues par les forces de l’ordre, a contribué à la dissimulation des traces de l’événement, voire à leur disparition. Le Ministre de la santé a été vu à l’hôpital alors qu’il agressait verbalement le personnel soignant, leur demandant « qui vous a donné l’ordre de soigner ces gens? », donnant un coup de pied à un blessé, fermant la pharmacie et confisquant les médicaments sur les patients qui en ressortaient.
    2. La Commission constate aussi que le personnel de l’hôpital était terrifié à l’idée de lui communiquer des informations, plusieurs personnes disant qu’elles avaient reçu la consigne de ne pas parler. Certaines, conscientes des risques qui pouvaient en découler, ont toutefois accepté de partager discrètement de nombreux éléments d’information.
    3. Le Ministre de la santé a nié toute prise de contrôle militaire sur les hôpitaux, indiquant que les forces de l’ordre ne s’étaient trouvées sur place qu’à partir du mercredi. Une telle déclaration est en contradiction flagrante avec les nombreux éléments obtenus par la Commission et figurant dans le présent rapport. Le Ministre de la santé n’a par ailleurs rien entrepris pour minimiser l’impact de la prise de contrôle militaire des hôpitaux sur les patients ou sur les cadavres qui y avaient été amenés. Il n’a en outre sanctionné aucun de ses subordonnés, de quelque manière que ce soit, pour sa participation directe au refus de dispenser un traitement médical ou pour ses manquements dans la préservation des corps en vue de leur identification.

    Guinee28

    A suivre : Autres responsabilités à déterminer…

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