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Santé & Environnement

Ebola : des problèmes de santé chez trois survivants sur quatre en Guinée

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Jusqu’en juin 2018, une étude est menée auprès de 802 survivants d’Ebola. Parmi les symptômes évoqués, les soucis visuels concernent 18% des interrogés. Un an après leur sortie de l’hôpital, les trois quarts des survivants du virus Ebola présentent encore des problèmes de santé, selon une vaste étude en cours sur le syndrome post-Ebola.

Menée en Guinée auprès de 802 survivants, l’étude, publiée samedi 14 janvier dans la revue médicale The Lancet Infectious Diseases, confirme des résultats déjà observés en Sierra Leone sur 277 survivants quatre mois en moyenne après leur guérison.
Une étude qui permettra de limiter la propagation du virus par voie sexuelle

Intégrés dans l’étude en moyenne un an après leur hospitalisation initiale, 40 % des survivants ont mentionné de la fatigue ou de la fièvre, 38 % des douleurs musculaires ou articulaires, 35 % des maux de tête, 22 % des douleurs abdominales et 18 % des problèmes de vision qui, dans huit cas, ont abouti à des cécités complètes. 2 % des survivants étaient sourds et 26 % souffraient d’anémie.

Des traces du virus étaient encore présentes dans le sperme de 5 % des hommes entre un mois et 18 mois après l’infection, soit six mois de plus que ce qui avait été rapporté jusqu’à présent sur les survivants guinéens. Limiter la propagation du virus par voie sexuelle nécessite d’identifier précisément combien de temps il peut persister dans le sperme.

« C’est la première fois que les survivants ont été étudiés de manière aussi globale et représentative, en incluant les enfants et sur une période aussi longue », a déclaré à l’AFP Eric Delaporte, le chercheur français qui a dirigé l’étude.

Parmi eux, des survivants vivant en ville, notamment à Conakry, mais également en Guinée forestière, d’où est partie en décembre 2013 l’épidémie d’Ebola qui a fait plus de 11 000 morts, quasi-exclusivement dans trois pays d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Sierra Leone et Liberia).

Les enfants ont globalement présenté moins de symptômes cliniques que les adultes, notamment moins de douleurs articulaires et de problèmes oculaires même s’ils ont eu plus d’épisodes de fièvre sur le long terme.

La gravité des symptômes reste « exceptionnelle »

L’étude s’est également intéressée à l’état psychologique des survivants, montrant que 17 % souffraient de dépressions et qu’un quart déclaraient avoir été victimes de stigmatisations.

Les survivants guinéens ont tous été interrogés lors de leur inclusion dans l’étude – entre mars 2015 et juillet 2016 –, mais ils devraient être suivis jusqu’à la fin de l’étude, prévue en juin 2018.

Selon Eric Delaporte, certaines manifestations oculaires peuvent être fluctuantes dans le temps, mais « la fréquence des symptômes a heureusement tendance à diminuer au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la phase aiguë de l’infection ». Le chercheur relève également que même si les problèmes de santé rapportés par les survivants sont fréquents plus d’un an en moyenne après l’infection, « leur gravité reste exceptionnelle ».

On estime à environ 17 000 le nombre total de personnes ayant survécu au virus Ebola lors de la dernière épidémie en Afrique de l’Ouest, qui s’est achevée officiellement en janvier 2016, selon l’Organisation mondiale de la santé. De nouveaux cas mortels ont toutefois été identifiés depuis, notamment en mars 2016 en Guinée. En deux ans, de 2013 à 2015, le virus Ebola a fait plus de 11 000 morts.

Source : le monde

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« Une attaque terroriste n’est pas exclue en Guinée », alerte Bruxelles

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Une attaque terroriste n’est pas à exclure sur le sol guinéen, jusque-là épargné par les djihadistes, alerte le ministère belge des Affaires étrangères, du commerce extérieur et de la coopération au développement.

Dans une note adressée aux ressortissants Belges vivant en Guinée, Bruxelles déconseillent ses ressortissants, de se déplacer la nuit dans les banlieues de Conakry.

« Depuis début 2012, le Nord Mali – pays voisin de la Guinée – est sujet à une insécurité majeure chronique liée à la présence de groupes terroristes, de mouvements rebelles et à des actes de brigandages. Le Centre du pays est également de plus en plus affecté par les mouvements terroristes et les conflits intercommunautaires. Ces groupes sont responsables de plusieurs enlèvements d’Occidentaux au Mali, au Niger, au Burkina Faso et au Bénin au cours des dernières années et continuent à menacer les intérêts occidentaux dans la région. De plus, les attentats perpétrés à Bamako, Ouagadougou et Grand Bassam ainsi que les coups de filets ayant conduit à l’arrestation de présumés djihadistes dans plusieurs pays de la région, y compris au Sénégal voisin, tendent à indiquer une expansion de la menace terroriste dans la sous-région. Une attaque terroriste n’est pas exclue en Guinée », indique-t-on.

Par Guinee28

 

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A LA UNE

Covid-19 : la Chine promet un milliard de doses de vaccin à l’Afrique

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Xi Jinping, le président chinois, a promis ce lundi le don d’un milliard de doses de vaccins contre le coronavirus au continent africain, pour combler le «vide vaccinal» de la région.

Cette annonce a été faite à l’occasion d’un forum de coopération sino-africaine organisé près de Dakar. Ainsi, 600.000 doses seront apportées sous forme de dons, et 400.000 seront fournies «sous d’autres formes, comme la mise en place d’unités de production de vaccin», a annoncé le président chinois. Une manière de soutenir les pays d’Afrique qui luttent pour relancer leur économie.

«Nous devons poursuivre la lutte solidaire contre le Covid. Nous devons accorder la priorité à la protection de nos populations et combler le fossé vaccinal», a déclaré Xi Jinping à l’occasion de ce forum. Le président chinois a aussi annoncé l'envoi de 1.500 professionnels de santé et la réalisation de 100 projets sanitaires. Il a fait écho à une demande largement répandue des dirigeants africains en préconisant la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins.

La Chine reste le premier partenaire commercial de l'Afrique et la deuxième destination pour les exportations africaines. Elle a doublé son activisme économique sur le continent d'une diplomatie vaccinale intensive en soutien à des pays notoirement sous-dotés.

COUVERTURE VACCINALE FAIBLE EN AFRIQUE

En effet, le continent africain accuse un gros retard dans la vaccination de sa population en comparaison à l’Europe ou l’Amérique, en raison du faible nombre de doses de vaccin disponibles. Selon les données de Our World in Data, seuls 7,2% de la population du continent sont complètement vaccinés, contre 67% pour l’Union européenne. Selon l’OMS, seuls 5 pays africains sur 54 devraient réussir à remplir l’objectif de vaccination complète de 40% de sa population d’ici à la fin de l’année (Les Seychelles, Maurice, le Maroc, la Tunisie et le Cap Vert).

«La menace d'une crise des produits de base des vaccins plane sur le continent. Au début de l'année prochaine, les vaccins Covid-19 commenceront à affluer en Afrique, mais une pénurie de seringues pourrait paralyser les progrès. Des mesures drastiques doivent être prises pour stimuler la production de seringues, et ce rapidement. D'innombrables vies africaines en dépendent», a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, le 28 octobre dernier.

Cette aide de la Chine intervient alors que de nombreux pays ont lancé leur campagne de rappel vaccinal, ce que l’OMS avait vivement critiqué au mois de septembre, estimant que la priorité devait être la vaccination de ceux qui n’ont encore reçu aucune injection plutôt que le rappel vaccinal chez les pays riches et à la couverture vaccinale déjà large.

AFP

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A LA UNE

Covid: le variant Omicron fait souffler un vent de panique sur la planète

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L’apparition d’un nouveau variant en Afrique du Sud provoque depuis quelques jours la panique au niveau mondial. Certains pays, notamment en Europe, ont annoncé un renforcement des mesures pour lutter contre la pandémie de Covid. Omicron, le nouveau variant jugé préoccupant par l’Organisation mondiale de la santé, a provoqué la chute des places financière dans le monde. Le cours du pétrole n’a pas échappé à ce phénomène et désormais le monde entier se prépare à devoir faire face à l’arrivée de ce variant qui pourrait s’avérer encore plus contagieux et peut-être plus résistant que le variant Delta.

Depuis plus de 24 heures, les décisions de fermer les frontières aux vols en provenance d’Afrique australe, et d’Afrique du Sud en particulier, se multiplient. Il s’agît là des premières mesures prises pour tenter de freiner l’arrivée de ce nouveau variant.

Les États-Unis, le Canada et le Brésil ont ainsi décidé de suspendre les vols en provenance de cette région. Une décision également prise par de nombreux pays européens alors que des premiers cas ont été détectés sur le vieux continent : le premier en Belgique sur un voyageur qui revenait d’Égypte. Un premier cas suspect du variant Omicron a aussi été détecté en Allemagne. Une soixantaine de passagers d'un vol en provenance d'Afrique du Sud ont également été testés positifs à leur arrivée à Amsterdam ; des recherches sont en cours pour savoir s’il s’agit du nouveau variant.

La Russie compte également appliquer des restrictions pour les vols en provenance d’Afrique du Sud et des pays voisins, tout comme certains pays du Golfe, tandis que le Japon compte durcir les conditions d’entrée sur son territoire avec 10 jours d’isolement à respecter.

Des réactions dénoncées par le ministre sud-africain de la Santé qui les juge injustifiées et qui les met sur le compte de la panique. Des nouvelles mesures annoncées alors qu’une partie de la planète fait face à une nouvelle vague pandémique. C’est bien un nouveau vent de panique qui souffle sur la planète alors que l’OMS n’a toujours pas confirmé la dangerosité de ce nouveau variant.

De grands rendez-vous déjà impactés

Premier report annoncé : la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce. Après une réunion d'urgence de ses 164 membres, l'OMC a décidé d'un report sine die de sa 12e conférence. Elle devait se réunir à Genève à partir de lundi, environ 4 000 participants dont des chefs d'Etat et plus d'une centaine de ministres étaient attendus. Cela devait être la première réunion ministérielle de l'institution depuis 4 ans. En juin de l'année dernière, le Covid-19 avait déjà empêché la tenue de ce rassemblement.

L'Organisation mondiale de la santé doit débattre la semaine prochaine d'un éventuel traité pandémique. Suite aux décisions qui seront prises, la tenue de deux autres grandes réunions, l’une sur la finance durable et l'autre sur les systèmes d'armes létales autonomes, pourraient elles aussi être annulées.

Un peu partout dans le monde des mesures restrictives sont de nouveaux prises face à la nouvelle vague épidémique et à la détection du nouveau variant.

RFI

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