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Politique

Dialogue: l’UFR voulait bien signer les accords

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Contrairement à certaines informations qui font part du refus de l’UFR (Union des Forces Républicaines) de signer les accords politiques trouvés entre l’opposition et la mouvance présidentielle, ce mercredi à la Primature, le parti de Sidya Touré voulait bien paraphé le document, mais il en a été empêché.

En effet, selon nos informations, l’UFR qui a pris part à tous les débats du dialogue voulait à tout prix signé le document final. Malheureusement la présidence du cadre du dialogue a signifié au représentant du parti que ce sont les blocs politiques de la mouvance et de l’opposition qui sont invités à signer, et que le bloc du centre dont-il se réclame n’existe pas.

C’est ainsi, que son représentant, Dr Deen Touré, a quitté la salle, très en colère.

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Que veut dire retour à l’ordre constitutionnel ?

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J’ai posé cette question à un large public : que veut dire retour à l’ordre constitutionnel ?J’ai jugé utile qu’on se mette d’accord sur le contenu à donner à cette expression qui me semble désormais galvaudée dans notre pays.

L’ordre constitutionnel ramène au mot Constitution. Qu’est-ce qu’une Constitution ? « Une Constitution est un ensemble de textes juridiques qui définit les institutions de l’État et organise leurs relations. Elle peut aussi rappeler des principes et des droits fondamentaux. Elle constitue la règle la plus élevée de l'ordre juridique ».

Au regard de cette définition, il est aisé de se rendre compte que le cœur du mal guinéen est le non-respect de nos différentes Constitutions par nos élites dirigeantes depuis l’indépendance le 2 octobre 1958.

Nous pouvons donc simplement dire que le retour à l’ordre constitutionnel consiste à rétablir la Constitution en vigueur dans le pays en respectant toutes ses dispositions.

Qui a rompu l’ordre constitutionnel?

C’est Alpha Condé qui a rompu l’ordre constitutionnel en violant l’article 27 de la Constitution et l’article 23, alinéa 5 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. L’adhésion à cette Charte est consacrée dans le préambule de notre Constitution du 7 mai 2010.

C’est le coup de force sanglant d’Alpha Condé qui a mis fin à l’ordre constitutionnel obtenu de haute lutte en 2010. Le 5 septembre 2021, c’est un putschiste militaire qui a renversé un putschiste civil, ce qui ne change pas la réalité de la rupture de l’ordre constitutionnel, la junte s’est contentée de promettre de le rétablir.

Que faut-il faire ?

Pour revenir à l’ordre constitutionnel, il s’agit simplement de rétablir la Constitution en vigueur à la veille du putsch constitutionnel du 22 mars 2020. Alpha Condé était au terme de son dernier mandat et l’élection présidentielle devrait se tenir en octobre 2020 pour élire le nouveau président.

C’est ce processus qu’il faut reprendre afin de redonner au peuple son pouvoir souverain d’élire ses représentants.

Techniquement le délai d’organisation d’une élection présidentielle transparente et crédible ne peut excéder six mois. L’article 42 de notre Constitution prévoit 90 jours d’intérim pour organiser une nouvelle élection présidentielle.

Le colonel Mamadi Doumbouya doit revenir à son engagement solennel du 5 septembre 2021 : le retour à l’ordre constitutionnel.

L’armée n’a pas pour vocation d’exercer le pouvoir politique. Les militaires Guinéens doivent tirer les mêmes conclusions que les militaires Béninois (record de quatre coups d’Etat en six ans), Ghanéens, Nigérians et Nigériens : c’est le respect de l’ordre constitutionnel qui est profitable à nos pays et non les coups d’Etat. Depuis leur prise de conscience salutaire, les élections se tiennent régulièrement dans ces pays et leurs peuples ont recouvré leur pouvoir souverain. Tous ces pays sont mieux gérés depuis que la compétition pour l’exercice du pouvoir est démocratique.

Respectons notre Constitution et nos lois : la souveraineté populaire appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants élus et par voie de référendum.

Aucune fraction du peuple, aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

En ce moment, nous avons un individu soutenu par une fraction du peuple qui s’en attribue l’exercice. C’est contraire à l’esprit et à la lettre de notre Constitution.

Il faut que les Guinéens comprennent que c’est le respect de la Constitution, des lois et règlements de la République qui permettra le fonctionnement régulier de l’Etat. Il ne faut pas espérer le développement dans un système où l’Etat est hors-la-loi.

Nos dirigeants se permettent tous les crimes, parce qu’ils savent que l’impunité leur est garantie du seul fait que le peuple ne détient pas la souveraineté, donc la possibilité de les renvoyer du pouvoir au travers des élections.

Nous devons nous battre pour reprendre ce pouvoir souverain confisqué par nos dirigeants depuis 1958.

Par Alpha Saliou Wann

 

 

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A LA UNE

Controverse autour d’une décision de la junte en Guinée

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Controverse en Guinée après la décision de la junte au pouvoir d’interdire les manifestations publiques pour le temps de la transition. La mesure a été dénoncée par la société civile et les partis politiques.

Dans un communiqué lu à la télévision publique ce vendredi soir 13 mai, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), prohibe « toutes manifestations sur la voie publique, de nature à compromettre la quiétude sociale et l'exécution correcte des activités contenues dans le chronogramme jusqu'aux périodes de campagne électorale ». Cette décision est prise deux jours après la fixation d’une durée de 36 mois pour la transition. Autant dire que les manifestations seraient interdites pendant trois ans.

Selon le FNDC, c'est une décision illégale et illégitime. La plateforme à l’origine de la lutte contre le 3e mandat d’Alpha Condé dénonce « la volonté manifeste du CNRD de s'éterniser au pouvoir en muselant toutes les forces sociales et politiques du pays ». Et elle prévient qu’elle ne se soumettra pas à cette interdiction et reprendra les marches.

De son côté, l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) rappelle que le droit de manifester est garanti par les conventions internationales et par la charte de transition elle-même.

RFI

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A LA UNE

Transition : Trente-neuf mois de combines et de décrépitude (Colère de Tierno Monénembo)

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Et de six ! La Guinée compte ses dictatures comme ailleurs, on compte ses usines et ses  kilomètres d’autoroute ! Là, sous nos yeux, une autre est en train de germer, et comme toujours, dans l’indifférence générale. Mamadi Doumbouya sait qu’il n’aura aucun mal à régner en monarque absolu. Il a la voie libre : nul obstacle à l’horizon, personne en face pour le taper sur les doigts.  Comme ses prédécesseurs, il peut voler ce qu’il veut, tuer qui il veut, déclarer la guerre à l’ethnie qu’il veut : les Guinéens sont des gens mous, résignés, défaitistes, blasés, devenus à la longue, indifférents à leur propre sort. Le passé, ils s’en foutent, l’avenir ne les concerne pas. De véritables chiffes molles, je vous dis ! Le risque qu’ils se révoltent est quasi-nul. Civils ou militaires, nos dirigeants ne le savent que trop. D’où leur arrogance, d’où leur propension à  semer la terreur et à faire couler le sang.

Si le Burkina est le pays des hommes intègres, la Guinée est le pays des hommes soumis. La tyrannie y pousse aussi facilement que le taro et l’igname. Aligner les tyrans, nous n’avons fait que ça depuis 1958 ! Et l’expérience nous a appris que le tyran ressemble au tyran comme la goutte d’eau ressemble à la goutte d’eau. Ces gens-là sont du même tempérament : tous combinards et répressifs ! Ils procèdent de la même manière : la tactique du ballon d’essai (d’abord une petite gifle et comme le peuple ne réagit pas, la trique puis la grande artillerie) et le recours au bouc émissaire (on stigmatise tel prétendu coupable pour mieux dissimuler ses propres crimes et délits).

Le mythe Mamadi Doumbouya n’a duré que ce que durent les roses. Ce Lieutenant-Colonel  n’est pas le sauveur que l’on a cru, un instant. C’est clair à présent, cet ancien légionnaire veut faire comme son mentor Sékou Touré : régner seul, à coup de diète noire et de pendaisons,  et le plus longtemps possible. Il a déjà méthodiquement préparé le terrain. Le baptême de l’aéroport n’a rien de fortuit, c’est un geste mûrement réfléchi, un message fort que les Guinéens feraient bien de décrypter maintenant avant que ne commence le grand déluge. Bizarre, cet acte illégal, délibérément provocateur n’a choqué presque personne ! La nomination du président du CNT, non plus ! Où a-t-on vu ça, le chef de l’Exécutif qui désigne par décret le chef du Législatif. Partout ailleurs, les partis politiques auraient hurlé au loup. Partout ailleurs, la société civile aurait érigé des barricades.

Pire, c’est seulement maintenant, après sept mois de pouvoir gratuit (si l’on ose dire) que notre drôle de militaire évoque un chronogramme. Trente-neuf  mois selon les uns, trente-six, selon les autres !  Dans l’Etat qui est le nôtre, la cacophonie a toujours été la règle ! Trente-six (ou neuf) mois depuis le 5 Septembre ou depuis l’adoption par le CNT ? On n’en sait rien. Sur ce point, comme sur les autres, Mamadi Doumbouya préfère entretenir la confusion.  Rien de mieux que la confusion pour fortifier les jeunes tyrans!

Tierno Monénembo, In le Lynx

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