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Société & Faits Divers

Condamné à cause d’un rêve, libération de Clarence après 28 ans de prison

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Aux Etats-Unis, un homme de 60 ans a été libéré de prison après 28 ans derrière les barreaux. Il avait été condamné pour viol et agression après que la victime a affirmé l’avoir reconnu dans un rêve.

Clarence Moses-EL a perdu sa liberté en 1988. Il a finalement pu la retrouver mardi après une longue et douloureuse bataille judiciaire. Cet Américain d’aujourd’hui 60 ans a quitté la prison de Denver devant les caméras, et a enfin pu embrasser sa femme, ses enfants en larmes et ses petits-enfants, qu’il n’avait jamais vus, rapporte CBS. «C’est le moment le plus important de ma vie. Je n’ai pas de mot. Je veux juste rentrer chez moi avec ma famille», a-t-il déclaré face aux journalistes. «J’ai attendu si longtemps pour ça. C’est le fait de savoir que j’étais innocent qui m’a permis de tenir», a-t-il ajouté.

Dès son arrestation en 1987, Clarence Moses-EL n’a eu de cesse de clamer son innocence. Cette année-là, il a été interpellé après la plainte d’une femme. Cette dernière a expliqué à la police avoir bu quelques verres avec des voisins et avoir été violée à deux reprises en rentrant chez elle. Au départ, elle a donné trois noms à la police : LC, Earl et Darnell. Mais le lendemain, elle est retournée au commissariat pour accuser Moses-EL, expliquant aux agents avoir vu son visage dans un rêve. Clarence Moses-EL a alors été arrêté et condamné en 1988 à 48 ans de prison pour agression sexuelle, agression et vol. Malgré tous les recours lancés pour prouver son innocence, l’homme n’a jamais réussi à obtenir gain de cause. Dans les années 90, il avait pourtant réussi à convaincre la justice de réaliser des analyses ADN sur les vêtements et les draps, jusque-là jamais testés. Il avait même récolté 1000 dollars pour payer ces analyses. Mais ces preuves qui auraient pu innocenter Clarence ont été détruites sans raison par la police.

Une lettre est venue tout remettre en question

C’est finalement en 2012 que l’enquête a été relancée, lorsque le fameux LC lui a écrit une lettre expliquant avoir eu cette nuit-là des relations sexuelles avec la victime. «Je ne sais pas trop quoi vous dire. Mais commençons par faire la lumière sur ces zones d’ombre. J’ai tellement sur le cœur. Je ne sais pas qui travaille sur cette enquête. Mais ils peuvent venir me voir, il est temps, je vais attendre», a-t-il écrit selon «People». Déjà condamné à vie pour deux agressions sexuelles, LC Jackson a expliqué aux avocats que la nuit de l’attaque, il est entré dans l’appartement de la victime, a eu des relations sexuelles avec elle, puis s’est montré violent et l’a agressée physiquement. «Il pense qu’il était temps de se repentir et de dire la vérité à propos de ce qui est arrivé. Il est malade et il ne pense plus vivre très longtemps, alors je crois que c’est là qu’il a voulu se racheter auprès de Dieu», a fait savoir à «People» l’un des avocats de Clarence Moses-EL. Il a ajouté que les aveux n’étaient pas la seule raison qui a poussé le juge à libérer son client. Le groupe sanguin de LC Jackson correspondrait à celui de l’agresseur, contrairement à celui de Clarence Moses-EL.

Il y a deux semaines, le juge a donné le choix au bureau du procureur : soit il innocente Clarence Moses-EL, soit il rouvre le dossier. Le procureur a opté pour la seconde solution. Si l’Américain a enfin pu être libéré, il devra donc repasser devant la justice pour être à nouveau jugé, équitablement cette fois-ci.

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A LA UNE

Épidémie de viol en Guinée !

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«  En tant qu’époux, frère et père, j’ai peur ! » Voilà ce que ressent en ce moment la plupart des hommes (que dire des femmes ?) en Guinée, où le phénomène de viol est devenu si fréquent qu’il n’est point exagéré de parler d’une épidémie devenue inquiétante.  Inquiétante d’autant plus que ça se passe désormais même dans des cliniques clandestines où des médecins clandestins n’hésitent plus à droguer leurs patientes avant de passer à l’acte. Pire ça touche des fillettes de moins de cinq ans.

Alors que l’émoi de la mort la semaine dernière de  M’mah Sylla, victime de viol par des médecins clandestins n’a pas retombé, une fillette d’à peine 3 ans a été retrouvée morte, victime d’un viol collectif hier vendredi, à Labé.

Jeudi dernier, une autre jeune dame d’une vingtaine d’années, sous anesthésie et presque inconsciente,  s’est fait violer à l’hôpital Anaim de Kamsar. Le viol aurait été commis par un jeune travailleur d’une société de sous-traitance de l’hôpital.

Au même moment, une jeune fille se faisait violer au quartier Météo situé dans la commune urbaine Kankan, alors qu’elle partait chercher de l’eau dans un endroit isolé.

Face à cette épidémie de viol que faut-t-il faire ? Castrer les violeurs ?

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Massacre du 28 septembre : la CPI met la pression sur la Guinée

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Alors que le premier ministre Mohamed Beavogui affiche sa volonté de tenir le procès sur le massacre du 28 septembre, une mission de la Cour pénale internationale séjourne en Guinée. Objectif, mettre la pression sur les nouvelles autorités pour que justice soit rendue au plus vite sur ce dossier.

Conduite par le chef de la coopération internationale du bureau du procureur, Bâ Amady,  la mission qui a rencontré ce 25 novembre 2021, la ministre guinéenne de la justice, souhaite que le procès soit tenu au plus tard en mars 2022.

« Ce que nous avons entendu aujourd'hui de Madame la ministre nous rassure », s’est-t-il félicité. « Elle a déjà invité le comité de pilotage à se rencontrer la semaine prochaine. Elle est en train d'identifier les aspects opérationnels qui ont empêché l'audience de se tenir, et devant mes collègues, elle vient de nous rassurer sur la levée de ces obstacles opérationnels pour que le procès se tienne dans le plus bref délai, dans les trois mois au maximum à venir, au plus tard avant fin mars », explique l’émissaire de Karim Khan, soulignant que le dossier du massacre du 28 septembre 2009 est une priorité pour la CPI. Massacre qui avait fait plus de 150 morts et une dizaine de femmes violées au stade du 28 septembre, par les forces de sécurité.

« Je rendrai à monsieur le procureur Karim Khan de ce que j'ai entendu. La Guinée est une priorité pour lui, il veut ici véritablement la mise en œuvre d'une complémentarité effective. Espérant que la Guinée va montrer à la face du monde, à l'Afrique, qu'elle est capable elle-même de juger ce dossier », dit-il.

Cependant, « ce que Karim lui-même dit aussi est très clair », ajoute-t-il, expliquant que c’est soit les autorités guinéennes organisent le procès, ou la CPI le fait à leur place.

La Cour pénale internationale (CPI) avait ouvert un examen préliminaire sur la situation en Guinée en octobre 2009.

L’enquête menée par des juges d’instruction guinéens avait été ouverte en février 2010. Plus de 13 suspects ont été inculpés – et 11 d’entre eux sont censés être renvoyés au procès. Parmi eux figurent l’ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, actuellement en exil au Burkina Faso.

Certains suspects inculpés occupent toujours des postes d’influence, comme Moussa Tiegboro Camara, chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé.

Cette semaine, le chef du gouvernement s’est rendu sur le chantier pour s’enquérir  de l’évolution des travaux de constructions du tribunal spécial devant abriter le procès, situé dans l’enceinte de la Cour d’appel de Conakry.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

Fonction publique : qui sont les fonctionnaires mis à la retraite ?

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Les autorités de la transition ont opéré le premier coup de balai à la Fonction publique. 6 300 fonctionnaires de l’Etat iront à la retraite à partir du 01 janvier 2022.

Parmi eux figurent plusieurs hauts commis de l’Etat dont entre-autres :  Aïssatou Daff, directrice nationale de la fonction publique, Mamady Doumbouya, directeur géneral de l’INAMO (Institut national d’assurance-maladie obligatoire), Madikaba Camara, ancien ministre et Billy Nankouma Doumbouya, ancien ministre de la Fonction publique, Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense, Dr Mamadou Ballo, Lansana Komara, Dr Sakoba Keita, Directeur général de l’ANSS, Fodé Tass Sylla ou encore Aissatou Bella Diallo et Louis Auguste Leroy etc.

Ci-dessous la liste complète :RETRAITE_2021_VF1

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