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Politique

Campagne électorale : début timide à Conakry

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La Campagne électorale peine à retrouver sa ferveur et son agitation habituelles, en pareilles circonstances, a-t-on constaté depuis son ouverture jeudi dernier, dans la capitale Conakry.

Pour marquer l’événement, le RPG-Arc-en-ciel, parti au pouvoir, a choisi le port autonome de Conakry, pour procéder au lancement de sa campagne.

C’est le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana qui a présidé l’ouverture de la campagne du parti au pouvoir sur fond de mobilisation des militants, vêtus aux couleurs du parti.

Annoncé auparavant sur les lieux, le président Alpha Condé qui est rentré nuitamment à Conakry d’une tournée, qu’il a effectuée en Moyenne Guinée, fief traditionnel de Cellou Dalein Diallo, ne fera finalement pas le déplacement.alpha_campagne

Dans son intervention, Mohamed Saïd Fofana a assuré les militants d’une victoire du président Alpha Condé, candidat à sa propre succession, lors du vote du 11 octobre prochain. Encouragée par ces propos du Premier ministre, la foule a chanté et dansé.

A part ce meeting du parti au pouvoir, les rues de la capitale sont restées presque calmes jeudi et vendredi. Seuls quelques rares carrefours étaient animés en chant comme celui de la Cimenterie, où une chaine musicale était installée par l’UFDG, le parti de Cellou Dalein Diallo. A part, les populations vaquent à leurs occupations, comme en temps normal.

Cellou Dalein Diallo, principal opposant d’Alpha Condé a lui, choisi Manéya, localité située à une quarantaine de Kilomètres de la capitale, pour débuter sa campagne ce vendredi, à travers un meeting.

La veille, du côté de Dakar, son épouse Halimatou Dalein Diallo, avait animé un meeting aux côtés de 4 députés du parti, dans le cadre de la campagne électorale.

Quant à Sidya Touré, le candidat de l’Union des forces démocratiques, son parti a choisi la ville de N’Zérékoré, située à près de 1000 kilomètres, dans le sud est du pays, pour le lancement de sa campagne, pour demain samedi.

Dans la soirée du vendredi, les 8 candidats ont défilé sur le petit écran, où chacun, durant 7 minutes de temps imparti, a invité les électeurs à lui accorder leurs suffrages.

Dans une vidéo, le président sortant a vanté son bilan, qu’il a trouvé élogieux, à travers des actes posés en termes d’électrification,

Les autres candidats ont pris le contrepied du président sortant, pour dénoncer la « mauvaise gouvernance et l’incurie » qui caractérisent la gestion des affaires de l’Etat.

Ces leaders, ont appelé les guinéens à renvoyer Alpha Condé à la retraite, en guise de sanction pour son «  incompétence » à apporter du changement pour le pays.

La morosité qui entoure cette campagne électorale à ses débuts, pourrait s’expliquer par le « blocage » qui entoure l’application de l’accord inter guinéen signé le 20 août dernier, et qui devait permettre de déblayer le terrain pour la tenue d’un scrutin apaisé.

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A ce jour, aucun des trois points contenus dans ce protocole, à savoir l’assainissement du fichier électoral, la refonte de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la recomposition des délégations spéciales n’a été appliqué.

C’est du moins ce que dénonce l’opposition, qui devra décider de la position à tenir dans la suite du processus électoral, lors d’une plénière qu’elle tiendra ce samedi.

Avec APA