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Alpha Saliou Wann : « ne restons pas comme des spectateurs passifs devant la mise en cage de nos libertés »

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La vaste opération de mise au pas de la presse privée est en cours. Le pouvoir emploie tous les moyens pour ce faire : la brutalité pour réprimer les manifestations de protestation des journalistes, les menaces anonymes de mort, les sanctions de la HAC, le harcèlement judiciaire et maintenant les fermetures des médias sous prétexte de non paiement des redevances.

Ne nous y trompons pas, la question même de l'hypothétique 3ème mandat est accessoire par rapport au risque que le système réussisse son coup de force pour remettre en cause tous nos acquis dans le but de contrôler totalement la société. Le retour de bâton de l'ordre dictatorial est une menace réelle pour nos libertés.

L'affaire Moussa Moïse Sylla symbolise la forfaiture liberticide du pouvoir et surtout, n'oublions pas que l'histoire peut se répéter et que la période actuelle est propice pour le retour des pouvoirs autoritaires. Tous les clignotants sont au rouge, ne restons pas comme des spectateurs passifs devant la mise en cage de nos libertés chèrement acquises.

Il est urgent d'agir, c'est le temps de l'action et non de l'inaction. Tous les acteurs politiques et de la société civile doivent se lever pour défendre la liberté d'expression et de la presse qui sont des valeurs précieuses dans toute société démocratique.

J'appelle à la rescousse, tous les anciens élèves et étudiants qui ont participé courageusement à la puissante révolte estudiantine de 1990 - 1992, qui a permis à la société guinéenne de se libérer de ses peurs, d'obtenir du pouvoir le multipartisme politique et syndical, ainsi que la libéralisation de la presse privée. Face à cette mobilisation sans précédent de la jeunesse, le pouvoir a été obligé d'abandonner sa politique d'ouverture contrôlée de l'espace politique. Le plus jeune élève - manifestant de 12 ans, par exemple à l'époque, en a 39 ans aujourd'hui et les leaders étudiants quant à eux ont la cinquantaine. Il est de leur responsabilité de se remobiliser pour défendre leurs acquis obtenus de haute lutte. A tous ces jeunes gens qui étaient les acteurs de l'insurrection populaire de janvier - février 2007, leur combat n'est pas fini, il faut qu'il se remobilise encore pour la défense de nos libertés.

«Ceux qui vivent, sont ceux qui luttent»

Par Alpha Saliou Wann

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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Dissolution de deux conseils communaux par le colonel Doumbouya

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Dans un décret lu jeudi 11 août à la télévision nationale, le président de la transition a décidé de mettre un terme à deux conseils communaux pour « mauvaise gestion et détournement des ressources de la collectivité ».

Il s’agit du conseil communal de la préfecture de Gaoual et celui de la sous préfecture de Dialakoro dans la préfecture de Mandiana.

Dans le décret, le colonel Mamadi Doumbouya instruit le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation de s’activer pour la mise en place d’une délégation spéciale. Objectif, conduire les affaires courantes, de ces deux communes urbaine et rurale.

Par Guinee28

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Education: suppression des plusieurs postes dans le pré-universitaire

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Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Guillaume Hawing, a annoncé la suppression provisoire de plusieurs postes dans les établissements scolaires publics.

Il s’agit de Secrétaire, de Conseiller d’Orientation et d’information, de Chargé des Ressources Matérielles et Financières, d’Agent de Santé et de l’hygiène Scolaire,  de Bibliothécaire documentaliste charge des TIC, de Chargé de laboratoire, Secrétaire Archiviste et suppléant.

Dans sa décision, Guillaume Hawing invite les cadres qui occupaient jusque là ces postes à rejoindre les salles de classes dès la rentrée scolaire prochaine.

Par Mariam Bâ 

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